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L'internationalisation

A l’heure de la mondialisation et de la globalisation, de plus en plus d’entreprises sont amenées à s’internationaliser. Les motivations sont diverses et variées mais dans tous les cas, s’établir dans un pays étranger reste un projet ambitieux. De nombreuses contraintes doivent être prises en compte mais le jeu en vaut la chandelle. 

Aujourd’hui, Patrick Chouvet, Gérant d'EAC Ornements Métalliques, nous raconte comment il a réussi à internationaliser sa PME spécialisée dans le traitement de surface*

Mr Chouvet, pourquoi miser sur l’internationalisation* ?

Dans un monde devenu global, sur des business qui demandent autant de travail manuel dévoreur de temps, il est impératif d’intégrer une unité de production avec des coûts de production compétitifs par rapport à nos concurrents asiatiques.

Patrick Chouvet, Gérant d'EAC Ornements Matalliques

Pouvez-vous nous parler plus en détail de votre présence à l’international ?

Nous disposons aujourd’hui d’une usine en Roumanie de 2200 m² sur 2 étages permettant de combiner au rez-de-chaussée le travail en amont (fabrication outillage, injection zamak*, polissage manuel et automatique) qui est salissant et réellement industriel avec le travail de finition (émaillage*, sertissage*, collage strass, couture, emballage, contrôle qualité) au 1er étage dans des cellules spécifiques et dédiées.

Pourquoi la Roumanie ?

Après avoir sélectionné les pays stratégiquement compatibles avec notre besoin (autonomie transport, rapidité de transport entre les sites, salaire mensuel et perspectives économiques) nous avons éliminé le Maghreb et le Portugal, et orienté nos recherches sur la Bulgarie/Roumanie. Par la suite, mes contacts industriels m’ont plutôt conduit vers la Roumanie où la culture et la mentalité sont plus proches de la France que la Bulgarie.

Quels sont les avantages de l’internationalisation ?

Les avantages sont bien évidemment économiques. Avec des coûts de production divisés par 10 par rapport à la France, cela nous permet de lutter contre la concurrence mondiale en y ajoutant du savoir-faire, de la réactivité et des coûts de transports bien inférieurs. Quand on met bout à bout tous ces éléments dans le coût de revient final, et qu’on ne considère plus le seul prix frontal départ usine, l’Asie n’est plus très attractive.

Je ne parle même pas du bilan carbone des importations asiatiques, qui aujourd’hui devient un élément incontournable si on est concerné par l’avenir de notre planète.

Avez-vous bénéficié d’aides ou de subventions ? Si oui lesquelles ?

Absolument pas ! Tout a été financé et porté par la maison mère ce qui n’est pas évident pour une PME en fort développement. Il a fallu donc se structurer financièrement et convaincre nos partenaires financiers de notre vision et de sa pertinence industrielle.

Quels sont les risques d’une internationalisation ? Les éléments à prendre en compte ?  

La gestion d’un établissement/atelier déporté demande une présence régulière, un suivi continu et un grand respect des employés. Ils font partie intégrante de la société et ont la même importance que nos employés en France. Nous sommes une équipe et ce lien est extrêmement important si on veut pérenniser la relation et faire évoluer la filiale étrangère au même rythme que la maison mère française. EAC emploie aujourd’hui une moyenne de 50 personnes dont 35 ont plus de 12 ans d’ancienneté ! C’est je pense le secret de la réussite…EAC Roumanie est une société Roumaine qui travaille pour EAC France, main dans la main. Pour se faire nous avons mis en place les mêmes règles, les mêmes process qu’en France et la même rigueur. Quand les produits arrivent de notre filiale Roumaine, ils peuvent directement s’intégrer dans notre usine Française ou directement être livrés à nos clients les plus exigeants.

Quel a été l’impact de cette internationalisation sur votre entreprise ?

Lorsque j’ai repris la société en 2002, nous parlions de 8 salariés et 700 000 Euros de CA. Aujourd’hui nous sommes environ 80 et réalisons un CA de 4 millions d’euros. Nous avons donc grâce à notre filiale créé de l’emploi en France et à l’étranger et pu suivre le développement de l’entreprise en ayant les moyens de lutter contre la concurrence internationale.

Quels conseils pourriez-vous donner aux PME voulant s’établir à l’étranger ?

Humilité, respect et ouverture d’esprit ! C’est à nous de nous adapter aux cultures locales et à composer avec. Pas l’inverse !

Quelles sont pour vous les clés de la réussite ?

Prendre de la hauteur et regarder son entreprise d’en haut pour avoir le recul nécessaire et prendre les bonnes décisions stratégiques tant vis-à-vis du/des marchés de l’entreprise et de ses règles du jeu, que de son développement interne et financier.

D’autres projets d’internationalisation ?

Oui…mais cela reste pour l’instant confidentiel…

Bâtiment extérieur | Luhta Impex Roumanie

Luhta Impex

Bâtiment extérieur de l'implantation EAC en Roumanie

Bâtiment administratif | Luhta Impex Roumanie

Luhta Impex 

Bâtiment administratif

Atelier de polissage | Luhta Impex Roumanie

Luhta Impex

Atelier de polissage

Service administratif | Luhta Impex Roumanie

Luhta Impex

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